Christopher Edgar
Scène d'une embuscade d'antan
Tout comme les cèdres ont la
particularité d'exhaler une odeur fatale aux
serpents,
Sylvestre non seulement l'accueillit chez lui
Mais en outre l'initia au jusqu'à présent
Un vert si vert qu'il est bleu et jaune et rarement vert
Devenu aveugle l'homme sella le cheval et chevaucha sans peur jusqu'à
la
montagne
Il prit la montagne d'assaut et la rapporta à une femme au bord
de la conversion
Elle refusa la constance dont il lui faisait présent, et il en
fut si dépité qu'il
l'offrit alors à un loup
Qui était poursuivi par un corbeau qui le poussa à la
mer en battant des ailes
D'où il ressort que le corps du pauvre homme coula à pic
et fut dévoré par des
monstres marins
Qui entendirent une voix tonnante et ainsi commencèrent à
regretter leurs
actions comme seuls font ceux qui vivent
dans le péché
Comme le calcul de la baguette du sourcier frise et réduit les
feux follets, il vous
ont donc posé la question avant
de partir
Pour la côte lointaine, ce purgatoire qui n'est qu'un lieu de
repos provisoire,
fragment d'un vaisseau brisé
Dans les bras du temps les vers et les blessures qui l'avaient dévoré
avaient
disparu comme par enchantement, son esprit
s'était élevé, il dormit du
sommeil des justes
Comme un souffle éloquent, petit air de renfermé, effleurait
la langue du conseil
les longs canaux des fleuves
Bien formés comme des planches silencieuses en parfait accord
avec l'auguste
sagesse venant d'en haut
Tandis qu'à quarante pas de la fosse, on apporta une charrette
pour chaque
famille, chaque famille une octave
De dévoué vermillon palmier cyprès cèdre
olivier un troupeau dormant d'un
sommeil heureux se sachant à l'abri
des loups
Elle revenait de sa visite aux chameaux quand une jeune fille vint la
tenter de
peur qu'elle ne préfère
se retirer dans la solitude
Le corps ne peut faire que trois mouvements, dont deux sont silencieux
Le troisième est celui de la main qui pèle la pomme
Conduit de lieu de perte en lieu de perte sur quelque traîneau
Au sortir du sommeil, il se réveilla, son esprit empli du second
principe
Une terrible colère ancestrale s'empara de lui, une sauvage vigueur
l'arma de
courage et le prit à deux mains
Pour qu'il défende avec ardeur ses vignes, pour que la basilique
tienne bon
Ainsi que le pont-levis. Il jeta plus d'un ennemi dans la rivière,
leur assena
Force coups quand soudain une flêche empoisonnée
Lui transperçant la joue il tomba et fut fait prisonnier par
l'ennemi
Refusant de se convertir en dépit des exhortations, peu impressionné
par les
miracles,
Il fut fouetté et roué de coups, mutilé jusqu'à
ce que ses os finissent
Par déchirer la chair. Si noire fut son humiliation qu'il
Disparut en son sein, et ainsi agonisant, il fut sauvé par elle
Son âme agitée portée à travers les airs
jusqu'à l'intérieur
Seul persistait le son d'un lointain gémissement
Laissé derrière, prélude à la légende.
