III Ainsi, exposée

Elle est peut-être là.
Il n’y a pas de nuit et de jour. La situation
présente, qui serait la somme des lieux ou
comme le point sur i, c’est-à-dire crâne,
tonalité assourdissante. Unique : un triple
concert, à l’exception des mots. Comme si
rien entre, que les sons comme extrême
(leur métal chaud qu’on applique) et la
pelote des liens, veines en fusion sous la
croûte. Stratification de plus en plus claire,
de l’étouffement (magma, caillots, poussées
provisoires, vibratiles, intermittentes) à
légèreté, propulsion glissée hors limites.

: parlant-partant. Le un et le deux
se rejoignent. Où je suppose une distance.
Un travail de la nuit. Incalculable. « La
main dans la main », tel devrait être le
commencement. Ainsi devait commencer le
voyage. Partant, parlant, les mains au mur,
langue à langue, trait à trait. Pour.

*

Un mouvement qui d’abord, un saut des
poumons. L’ensemble du corps réduit à
cellules, cellule. Ce mur appelé « vague ». -
Un espace, ou (c)ouverture. Le battement
ou respiration exigeante, de mer à mur
(horizon, opacifié) et de mur à mort
(amplifié, l’instant au-delà, comme sur-vie
de lumière). Ce qui consume à rebours un
temps passé ou simplement : le temps.
Convenue à Lumière.

Tenté de trouver refuge. N’a plus,
en simples termes. Je-broyeur tenu à la
cible. Maintenu. -- « C’est ainsi que parler
me donne ». -- « C’est ainsi que je dis se
donne ». -- « Ainsi, à qui, pour
recommencer ». -- « Ainsi contre le mur ».
-- ainsi, exposée.

*

Je ainsi devenu invisible. Elle est peut-être
là. De nuit et de jour, à travers le passage,
« entre temps », chromatique (Giotto, mars
1986).

Ce corps sera, peu à peu, rendu. S’élevait
en silence, en musique, une fois pour
toutes. Dans son vol, en surface, une fois
pour toutes. En substance, pluie et
poussière. L’ensemble forces et l’ensemble
lois. Tandis que soumis aux préludes. Le
jamais dit augmenté : noir. Suspendu.
Eprouvé comme force (forces et lois). Une
simplification lyrique. De la naissance.


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