Le jour s'est fini, claquant en beauté presque chantante. Verge d'or dans un petit air pareil à la mer, spécifique et intact. Je ne suis ni pour la faim ni pour le reste. Je ne peux décrire le sel. Dans un univers parallèle, y a t-il quoi que ce soit qui vienne croiser l'épanouissement bleu et nébuleux d'un mur qui n'est pas la mer, ni verge d'or, mais le papier te fixant, toi contre lui. Je suis pour l'asphalte entre notre rage et son mirage. Sa ligne discontinue. Attraper la soucoupe volante mais en recracher le mystère de métal. Adorer le gros rien vert du passé, le rationnement de la tranquillité en cette fin de siècle, comme les arches d'un coeur de brique, en train de lâcher.

 

Traduction par Olivier Brossard

 

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